Atlas des mythes · Chine
Diyu
Les dix cours souterraines de l'au-delà
Diyu est le grand monde souterrain de la mythologie chinoise. Ce n'est pas un lieu éternel, mais un long passage organisé en dix cours, comme dix salles de tribunal. Dans chaque cour, un roi-juge examine une part de la vie de l'âme et l'aide à comprendre ses actes. L'âme avance de cour en cour, un peu comme un voyageur qui traverse plusieurs étapes. Au bout du chemin l'attendent la soupe de l'oubli et la roue des renaissances. Diyu ressemble ainsi à une immense administration de la justice, sévère mais ordonnée, où rien n'est perdu et d'où l'on ressort toujours pour recommencer une nouvelle vie.
Ce que ça veut dire
Diyu n'est pas un enfer éternel mais un passage : une justice ordonnée d'où chaque âme ressort pour renaître.
Le sais-tu ?
Les dix cours de Diyu ont inspiré d'innombrables peintures et temples, comme les célèbres jardins où l'on met en scène, de façon très imagée, le voyage des âmes.
Résonances dans d'autres mythologies
- Hérité de Les naraka — Les historiens montrent que les enfers chinois (Diyu) se sont formés à partir des naraka bouddhiques introduits d'Inde.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Yuli baochao (Le Précieux Registre de Jade)
- Traditions bouddhiques et taoïstes chinoises
Mythologie chinoise — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.
