Atlas des mythes · Chine
Dizang
Le bodhisattva qui sauve les âmes
Dizang est un être de très grande bonté, appelé bodhisattva. Il pourrait vivre en paix dans la lumière, mais il choisit de descendre dans le monde souterrain pour secourir les âmes égarées. Il fait même un vœu immense : « Tant que les Enfers ne seront pas vides, je n'entrerai pas dans le repos parfait. » On le représente en moine serein, tenant un bâton dont les anneaux tintent pour ouvrir les portes, et une perle qui brille dans l'obscurité. Avec cette lumière, il guide les âmes perdues et leur montre le chemin. Dizang apporte l'espoir jusque dans les lieux les plus sombres : personne, pour lui, n'est jamais tout à fait perdu.
Ce que ça veut dire
Dizang incarne la compassion sans limite : il jure de rester aux Enfers tant qu'une seule âme y souffre, car nul n'est jamais perdu.
Le sais-tu ?
Son vœu — « tant que les enfers ne sont pas vides, je ne deviendrai pas Bouddha » — est l'une des promesses les plus célèbres de tout le bouddhisme.
Résonances dans d'autres mythologies
- Équivalent de Ksitigarbha — Les historiens identifient Dizang à Kṣitigarbha : c'est le nom chinois du même bodhisattva sauveur des enfers, introduit en Chine avec le bouddhisme.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Dizang pusa benyuan jing (Soutra des vœux originels du bodhisattva Kshitigarbha)
- Traditions bouddhiques chinoises
Mythologie chinoise — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.
