Mythéo › Mythologie bouddhiste
Atlas des mythes · Bouddhisme
Les naraka
Les mondes-purgatoires où l'on apprend
Dans la tradition bouddhiste, les naraka sont les mondes les plus bas de la roue des renaissances. On y renaît lorsqu'on a fait beaucoup de mal, poussé par la colère ou la cruauté. Mais, et c'est très important, les naraka ne durent jamais toujours. Ce ne sont pas des prisons éternelles : ce sont plutôt de longues leçons. Quand un être y a épuisé les fruits de ses actes durs, comme une dette que l'on finit de payer, il en ressort et renaît ailleurs, avec une nouvelle chance de bien faire. Le Bouddha n'en parle pas pour faire peur, mais pour nous rappeler que nos actes ont des suites. Comme rien n'est éternel, même le pire des séjours prend fin, et le chemin vers la lumière reste toujours ouvert.
Ce que ça veut dire
Les naraka ne sont pas des enfers éternels mais des leçons qui finissent : rien n'est figé, la bonté reste toujours possible.
Le sais-tu ?
Dans les six mondes de la roue, aucun n'est définitif : on peut monter comme descendre, selon ses actes et son cœur.
Résonances dans d'autres mythologies
- Hérité de Naraka — Les enfers bouddhiques reprennent la notion indienne de naraka.
- À l’origine de Diyu — Les historiens montrent que les enfers chinois (Diyu) se sont formés à partir des naraka bouddhiques introduits d'Inde.
À découvrir aussi
Sources antiques
- Devaduta Sutta (Majjhima Nikaya 130), lu avec l'impermanence de tous les mondes
- Représentations de la roue de la vie (bhavacakra)
Mythologie bouddhiste — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.
