Atlas des mythes · Mythes abrahamiques
Le Déluge
La grande pluie, at-Tûfân pour les musulmans
Une fois l'Arche fermée, il se met à pleuvoir comme jamais on n'avait vu pleuvoir. La pluie tombe des jours et des nuits sans s'arrêter, et l'eau monte, monte, jusqu'à recouvrir les collines. L'Arche, elle, flotte tranquillement au-dessus de tout, portant Noé, sa famille et les animaux bien au sec. Puis, enfin, la pluie cesse et l'eau commence à redescendre. Noé lâche une colombe pour savoir si la terre réapparaît : elle revient avec un rameau d'olivier dans le bec, signe que la vie repousse. Le grand bateau se pose sur une montagne. Dieu dessine alors un arc-en-ciel dans le ciel, comme une promesse de paix.
Ce que ça veut dire
Le Déluge, c'est la grande montée des eaux : un monde effacé, puis la vie qui repart avec la colombe et l'arc-en-ciel.
Le sais-tu ?
La colombe qui rapporte un rameau d'olivier, à la fin du Déluge, est devenue dans le monde entier le symbole de la paix.
Autre version
Des récits mésopotamiens beaucoup plus anciens, comme celui de Gilgamesh, racontent un déluge très semblable. Les savants n'ont trouvé aucune trace d'un déluge qui aurait couvert toute la Terre : c'est avant tout un grand récit.