Atlas des mythes · Chine
Chang'e
La déesse de la Lune
Domaine public · Wikimedia Commons
Une image parmi d'autres : les artistes ont figuré cette histoire de mille façons. Celle-ci en donne une vision, pas une représentation officielle.
Chang'e est l'épouse du grand archer Houyi. Un jour, la Reine Mère d'Occident offre à Houyi un élixir qui rend immortel. Il le confie à Chang'e pour le garder en sûreté. Mais un homme mal intentionné veut le voler pendant l'absence de Houyi. Pour l'empêcher de s'en emparer, Chang'e boit l'élixir d'un seul trait. Aussitôt, elle devient légère et s'envole vers le ciel, jusqu'à la Lune, où elle habite désormais. Là-haut, un lièvre blanc lui tient compagnie. Depuis, chaque automne, on lève les yeux vers la pleine Lune en pensant à elle.
Ce que ça veut dire
Chang'e sur la Lune, c'est la douceur mêlée de mélancolie de l'immortalité : gagner l'éternité, mais loin de ceux qu'on aime.
Le sais-tu ?
La Fête de la mi-automne, où l'on mange des « gâteaux de Lune », célèbre encore aujourd'hui Chang'e.
Récits où il apparaît
L'archer et la Lune
Huainanzi, « Benjing xun » ; Shanhaijing ; Chuci
À découvrir aussi
Sources antiques
- Huainanzi
- Yuan Ke, Mythes de la Chine ancienne
Mythologie chinoise — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.
