Mythéo › Légendes arthuriennes
Atlas des mythes · Monde arthurien
Le Chevalier vert
Le géant vert au jeu terrible
Un jour de fête, à la cour d'Arthur, surgit un chevalier gigantesque, entièrement vert, monté sur un cheval vert et tenant une grande hache. Il propose un jeu bien étrange : quelqu'un peut lui donner un coup de hache tout de suite, à condition d'accepter de recevoir le même coup un an et un jour plus tard. Gauvain relève le défi et tranche la tête du géant. Mais le Chevalier vert ramasse tranquillement sa tête, remonte à cheval et rappelle à Gauvain leur rendez-vous. Un an après, Gauvain tient parole et part chercher le coup en retour. Le Chevalier vert ne lui fait qu'une petite entaille au cou : c'est une récompense pour son courage et son honnêteté.
Ce que ça veut dire
Le Chevalier vert est l'épreuve d'honneur faite personnage : un jeu terrible qui révèle si un chevalier tient parole jusqu'au bout.
Le sais-tu ?
À la fin du poème, on apprend que toute l'aventure a été organisée par la fée Morgane, pour éprouver les chevaliers d'Arthur et effrayer la reine Guenièvre.
Autre version
Le Chevalier vert n'est pas un vrai monstre : c'est un seigneur nommé Bertilak, ensorcelé par Morgane, ce que le poème ne dévoile qu'à la toute fin.
Récits où il apparaît
Sire Gauvain et le Chevalier vert
Sire Gauvain et le Chevalier vert (poème anglais anonyme, fin du XIVe siècle)
À découvrir aussi
Sources antiques
Légendes arthuriennes — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.
