Mythéo › Mythologie mésopotamienne
Atlas des mythes · Mésopotamie
Wê-ila
Le dieu immolé dont l'esprit passe aux hommes
Quand les dieux décident de créer les hommes, il leur faut plus que de la terre. Un dieu est choisi, Wê-ila : c'est lui qui possède l'intelligence. Les grands dieux l'immolent dans leur assemblée. La déesse Mami prend alors de l'argile et y mêle sa chair et son sang. De ce mélange sortent les premiers êtres humains. Le poème dit qu'un esprit naît de la chair du dieu, et qu'on l'entend battre pour toujours, comme un tambour : ce battement est le signe qu'il vit encore dans les hommes. Chaque humain porte ainsi en lui un peu de dieu.
Ce que ça veut dire
Wê-ila, c'est la part divine des hommes : de sa chair mêlée à l'argile naît une humanité qui pense.
Autre version
Les tablettes se lisent diversement : certains savants nomment ce dieu Wê-ila ou Ilawela, d'autres Geshtu-e, « l'oreille-intelligence ».
Récits où il apparaît
Le poème d'Atrahasis
Atrahasis, Poème du Supersage (tablettes I à III)
À découvrir aussi
Sources antiques
- Atrahasis (Poème du Supersage), tablette I
- Geshtu-E (Wê-ila), notice
- Le poème d'Atrahasis (recueil ANET)
Mythologie mésopotamienne — ce texte provient des récits anciens : poèmes, tablettes, textes sacrés. Les lieux, les dates et l'existence des personnages en viennent aussi : ils ne se confondent pas avec ce que l'histoire et l'archéologie ont établi.