Récit · Grèce
L'Iliade
Homère, l'Iliade
L’Iliade raconte comment une simple querelle de vanité embrase le monde entier, et comment, au milieu de la gloire et du deuil, l’orgueil des puissants coûte des milliers de vies — jusqu’à ce que la ruse, et non la force, fasse enfin tomber Troie.
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La pomme de la Discorde
Tout commence à un mariage divin. La déesse de la Discorde, Éris, n’a pas été invitée. Pour se venger, elle jette au milieu des convives une pomme d’or portant ces mots : « à la plus belle ». Aussitôt trois déesses la revendiquent : Héra, Athéna et Aphrodite. On demande à un jeune prince de Troie, Pâris, de trancher. Chacune lui promet un cadeau. Il choisit Aphrodite, qui lui a promis l’amour de la plus belle femme du monde : Hélène.
Le rapt d’Hélène
Hélène est la plus belle femme du monde. Elle est déjà mariée à Ménélas, le roi de Sparte, qui l’aime. Mais Pâris se rend chez lui et, guidé par Aphrodite, emmène Hélène à Troie. Ménélas se sent trahi et humilié : on lui a enlevé sa femme sous son propre toit. Avec son frère Agamemnon, il appelle tous les rois grecs à le suivre pour reprendre Hélène par la force. Ainsi commence la guerre de Troie.
Mille navires devant Troie
Menés par le puissant Agamemnon, tous les rois grecs traversent la mer sur mille navires et dressent leur camp devant Troie. La cité est protégée par d’énormes murailles, réputées imprenables. Pendant dix longues années, les Grecs l’assiègent sans réussir à entrer. De grands héros s’illustrent des deux côtés, et les dieux eux-mêmes prennent parti : certains soutiennent les Grecs, d’autres protègent Troie, et se disputent dans le ciel au-dessus des combats.
La querelle des chefs
Au camp grec, une dispute éclate entre deux orgueils. Le chef Agamemnon a dû rendre une captive à un dieu. Pour ne pas perdre la face, il exige en échange Briséis, la captive du plus grand des guerriers, Achille. C’est un affront terrible. Achille, humilié dans son honneur, laisse partir la jeune femme, mais refuse aussitôt de combattre. Il se retire sous sa tente. Privée de son meilleur héros, l’armée grecque va bientôt reculer jusqu’à ses bateaux.
La colère d’Achille
Achille est le plus grand guerrier des Grecs. Bébé, sa mère l’avait rendu presque invincible, sauf au talon, le seul endroit fragile de son corps. Mais tant qu’Agamemnon l’a offensé, Achille reste sous sa tente et refuse de se battre. Ni les cadeaux ni les prières ne le font changer d’avis. Pendant ce temps, sans lui, les Grecs meurent et les Troyens approchent de leurs navires. La colère d’un seul homme fait pencher toute la guerre.
Le sacrifice de Patrocle
Patrocle est l’ami le plus cher d’Achille, élevé à ses côtés depuis l’enfance. Il ne supporte plus de voir les Grecs mourir. Alors il supplie Achille de le laisser combattre à sa place et emprunte son armure brillante. En le voyant, les Troyens croient qu’Achille est revenu et prennent peur. Patrocle les repousse jusqu’aux murs de Troie. Mais, emporté par sa victoire, il va trop loin : le prince Hector finit par le vaincre. Sa mort va tout changer.
La mort d’Hector
Hector est le fils aîné du roi de Troie, et le plus grand de ses défenseurs. Contrairement à son frère Pâris, il ne voulait pas cette guerre : il se bat par devoir, pour protéger sa ville et sa famille. C’est lui qui a tué Patrocle. Fou de douleur, Achille revient enfin au combat pour le venger. Les deux héros s’affrontent en duel sous les murs de Troie. Hector, le plus vaillant des Troyens, est vaincu et tué par Achille.
La nuit de Priam
Priam est le vieux roi de Troie, le père d’Hector. Il a vu tomber, un à un, ses nombreux fils. Après la mort d’Hector, il accomplit le geste le plus courageux : seul, la nuit, il traverse le camp ennemi et entre sous la tente d’Achille, l’homme qui a tué son fils. Il s’agenouille et le supplie de lui rendre le corps d’Hector. Achille, ému par ce vieil homme, pleure avec lui et accepte. Les deux ennemis partagent un instant le même chagrin.
Le cheval de bois
Même après la mort d’Achille, frappé au talon par une flèche de Pâris, la force ne suffit pas à prendre Troie. Il faut la ruse, et c’est Ulysse, le plus malin des Grecs, qui l’imagine. Les Grecs construisent un immense cheval de bois, creux, et y cachent leurs meilleurs guerriers. Puis ils brûlent leur camp et font semblant de repartir. Devant Troie, ils laissent seulement le cheval, comme un cadeau offert aux dieux.
La chute de Troie
La nuit venue, pendant que les Troyens dorment, les guerriers cachés dans le cheval se laissent glisser à terre. Ils ouvrent les portes de la ville à toute l’armée grecque, revenue en secret. En une seule nuit, la puissante Troie, qui avait résisté dix ans, est prise et brûlée. Le vieux roi Priam y meurt à son tour. Ainsi finit la plus célèbre des guerres : non par la force, mais par une ruse. Beaucoup de vainqueurs, ensuite, connaîtront eux aussi un retour malheureux.
Les fiches de ce récit
- Le jugement de PârisLa pomme de la Discorde
- PârisLe prince qui déclencha la guerre
- HélèneLa plus belle femme du monde
- MénélasLe roi époux d'Hélène
- La guerre de TroieDix ans de siège
- AgamemnonLe roi chef des Grecs
- AchilleLe meilleur guerrier des Grecs
- BriséisLa captive au cœur de la querelle
- PatrocleL'ami fidèle d'Achille
- HectorLe défenseur de Troie
- PriamLe vieux roi de Troie
- UlysseLe héros aux mille ruses
- Le cheval de TroieLa ruse qui fit tomber la ville
- TroieLa cité assiégée